Les enfants et la rue en afrique
La croissance très rapide des grands centres et la crise économique prolongée ont provoqué l'éclatement des familles les plus pauvres.Des enfants, même très jeunes se retrouvent dans la rue à la recherche de quoi vivre. Ils sont nombreux dans la rue et finissent au prise avec la loi par manque d'encadrement et d'assistance sociale.Un danger pour l'avenir et une réalité qui nous concerne tous chacun dans son rôle tantôt en tant que parent,tantôt en tant qu'éducateur,tantôt encore en qualité de membre de la société qui a des devoirs et qui partage des solidarités en matière de protection des jeunes.
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Le bien être de l'enfant un devoir pour tous
L'enfant ,en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection speciale et de soins spéciaux,notamment d'une protection juridique appropriée,avant comme après la naissance.
Les enfants de la rue : une equation pour demain en République démocratique du Congo
Ce qui nous
inquiète, c'est ce qu'il adviendra de ces enfants demain. Des milliers d'enfants vivant dans la rue sans surveillance, sans éducation, sans amour ni attention, habitués à la violence et aux
brutalités quotidiennes. Quel avenir y a-t-il pour ces enfants et pour notre pays?
––Educateur d'enfants de la rue à Lubumbashi
Après la mort de mes parents, je suis parti habiter chez mon oncle. Mais les choses allaient mal chez lui. Il était souvent ivre et alors il me battait. Il a pris des choses à mes parents mais il
ne voulait pas s'occuper de moi. J'ai commencé à passer de plus en plus de temps dans la rue.
––Garçon de la rue à Kinshasa
Les policiers [militaires] nous importunent la nuit. Ils réclament de l'argent et si nous n'en avons pas, ils menacent de nous arrêter et de nous battre.
––Garçon de la rue à Goma
Des dizaines de milliers d'enfants vivant dans les rues de Kinshasa et d'autres villes de la République démocratique du Congo (RDC) souffrent d'un extrême dénuement et sont exposés à une violence
quotidienne. Expulsés de chez eux, sans attention ni soutien familial, ils sont victimes de sévices sexuels, physiques et affectifs. N'ayant pas d'accès assuré à l'alimentation, au logement ou à
d'autres besoins élémentaires, ils sont exploités par les adultes, notamment les forces de l'ordre, qui les utilisent pour des activités illégales au détriment de leur santé et de leur bien-être,
en violation de leurs droits humains fondamentaux. Le gouvernement de la RDC ne remplit pas les obligations qui lui incombent de protéger ces enfants contre les exactions commises par ses propres
forces militaires et policières et par des acteurs privés. Il est particulièrement inquiétant de constater que des enfants de la rue sont recrutés de façon délibérée et opportuniste pour
participer à des manifestations politiques dans l'intention de provoquer des troubles de l'ordre public, événements qui ont déjà fait des dizaines de tués ou de blessés parmi eux. les autorités
se doivent de protéger les enfants de la rue de toute manipulation politique. Le gouvernement doit commencer à s'attaquer à fond aux nombreuses exactions perpétrées à l'encontre des enfants de la
rue.
La République démocratique du Congo a ratifié les principaux traités internationaux qui protègent
les droits humains essentiels et fondamentaux des enfants: la Convention relative aux droits de l'enfant, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), le Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), la Convention de l'ONU contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Convention
contre la torture) ainsi que la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), qui est particulièrement importante pour les
droits des filles en RDC. La RDC a également signé la Charte régionale africaine relative aux droits de l'homme et des peuples, laquelle protège les droits civils, politiques, économiques et
sociaux fondamentaux et exige que l'Etat assure “la protection des droits de la femme et de l'enfant tels que stipulés dans les déclarations et conventions internationales.”
ECHOS DU
PAYS
Congo-Kinshasa: Huit jeunes garçons violés par un pasteur !
L'interpellation, annoncée par la Radio Okapi, d'un pasteur d'une église de réveil au Parquet de Bukavu n'était pas passée aux oreilles de sourds. Le présumé auteur de ces actes répréhensibles a été arrêté avant-hier dans la capitale.
Selon une source qui n'a pas donné d'autres indications notamment, sur l'identité de cet homme, il ressort qu'il est présenté comme un « ancien pasteur ». Que lui reproche-t-on ? Selon les brins d'informations qui circulent, plusieurs griefs sont mis à charge de l'intéressé entre autre le « viol de huit mineurs de sexe masculin ». Il les aurait soumis à ce traitement dégradant pendant longtemps. Selon le Procureur général cité par la source, ce monsieur de 39 ans abuserait de ces mineurs depuis plus de 3 mois et il a abusé surtout de confident dans l'église. D'après les indications recueillies, c'est la cellule de lutte contre les violences sexuelles au sein du Parquet qui traite ce dossier. Suite aux témoignages des familles des victimes, cette cellule a mené une enquête sérieuse qui a abouti à l'interpellation du « pasteur violeur ». D'après les sources judiciaires, l'on signale que la peine que ce pasteur en court peut aller jusqu'à 20 ans de servitude pénale principale, s'il est effectivement reconnu coupable. Ce mauvais comportement dans le chef de certains prêtres a été vivement dénoncé aux Etats-Unis d'Amérique. Voilà qu'aujourd'hui, ce comportement se signale en RDC ; ce qui est très déplorable. Si dans l'église catholique, ce sont des prêtres célibataires qui sont consacrés, ce présumé violeur, ancien pasteur de surcroît, est marié et père de famille ; n'étant privé, par la profession, d'aucune interdiction de faire la famille.
Ce faisant, les victimes et leurs familles doivent dénoncer ces genres de personnes qui abusent de la jeunesse. Quant à la justice, elle doit prendre toutes les dispositions pour qu'un châtiment exemplaire soit infligé pour décourager les potentiels auteurs de tels actes.
La Prospérité (Kinshasa)
15 Mai 2008
Grâce MUNIANGA
Kinshasa
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